Lancé à l’occasion des élections municipales 2020, le Pacte pour la Transition propose aux citoyens et élus de s’engager à travers 3 grands principes et 32 mesures concrètes pour des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques. Il est porté par le Collectif pour une Transition Citoyenne et une soixantaine d’organisations, ainsi que des milliers de citoyens engagés. Les 32 mesures ont été corédigées avec un comité d’experts, accompagnées de fiches techniques documentées. Les collectifs mènent le suivi et l’accompagnement de la mise en œuvre des engagements pris par les collectivités tout au long du mandat municipal actuel.

Les élus majoritaires de Gex (Gex Avenir 2020) se sont engagés sur 21 mesures le 06/03/2020 pour un minimum de 10 mesures à respecter.

Ces engagements impliquent désormais une véritable transformation des modes de fonctionnement actuels au sein de la municipalité. Les services sont progressivement sensibilisés aux enjeux du dossier. Chaque future décision (achat public, projet d’aménagement) doit désormais prendre en compte les aspects environnementaux, économiques, sociaux, promus par le Pacte. Ceci implique l’adoption de tout nouveaux réflexes, dans de nombreux domaines : aménagement de l’espace public, restauration scolaire, accueil et accompagnement des personnes en difficulté, gestion de l’eau, éclairage public, accès au logement…

 

 

Améliorations énergétiques

Dans le cadre du Décret Tertiaire (obligation réglementaire concernant les bâtiments tertiaires de plus de 1000m² – soit 12 bâtiments de la commune – qui devront, d’ici 2030, avoir réalisé une économie d’énergie de 40% minimum par rapport à l’année de référence choisie), les services techniques de la ville s’organisent afin de réaliser des audits énergétiques.

A la suite de ces bilans de consommation, des schémas directeurs seront élaborés afin de lancer les travaux adéquats qui permettront à terme de réduire les consommations en énergie des bâtiments concernés. Désireuse d’appliquer cette réglementation rapidement, la Ville s’est engagée à étendre volontairement le dispositif à tous ses bâtiments, soit 26 autres sites à améliorer – pourtant non concernés par le Décret. Ces mesures s’inscrivent dans la mesure #03 du Pacte : « Mener une politique de sobriété, d’efficacité énergétique et d’alimentation à 100% en énergie renouvelable et locale des bâtiments, véhicules communaux et éclairage public. ».

La Ville investit de nombreux efforts dans les énergies renouvelables, ce qui concerne également la mesure #03 du Pacte. Des panneaux solaires sur la toiture de l’espace Perdtemps et des ombrières sur 170 places de parking à Chauvilly sont en cours de développement (respectivement pour 2021 et 2022). Des panneaux sont également en projet à l’espace du Turet. La totalité des trois centrales solaires représenterait environ 783’735 KWH/an soit : 134% des consommations d’éclairage public de la Ville en 2019 et 36% des consommations totales d’électricité en 2019 (éclairage + bâtiments).

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2021, la Ville achète désormais 100% d’énergies vertes pour l’ensemble de ses contrats d’électricité (c’est-à-dire, sur tous ses bâtiments).

Enfin, dans l’idée du Collectif qui préconise le remplacement des véhicules municipaux gazoles par des électriques, la Ville fait progressivement évoluer son parc automobile. En effet, elle s’est dotée en 2018 d’un premier Véhicule Léger électrique ; en 2019, de deux vélos et deux camionnettes électriques ; en 2020, d’un autre VL électrique. Trois bornes électriques ont été créées en 2019-2020 (1 financée par l’Agglo et 2 par la Mairie). Plusieurs sont en projet : une borne de recharge au Centre technique municipal ; une sur le parking des Cèdres en 2021 ; et d’autres sont prévues dans le projet Cœur de Ville.

 

Restauration collective et achats publics

Depuis le 1er septembre 2020, la commune travaille en partenariat avec RPC Restauration pour Collectivités. Lors de la sélection de la société, les critères portaient, à hauteur de 70% de la note, sur des aspects environnementaux et sur la qualité de la nourriture : garantie et suivi de la qualité nutritionnelle des fournitures, provenance des produits, engagements pris en faveur de la réduction de l’empreinte écologique…

Ainsi, RPC présentait les avantages suivants : plats cuisinés « maison », bio français (à hauteur de 30%), circuits courts très privilégiés (80% des produits frais, 100% des légumes et fruits ; fourniture chez les producteurs autour de la cuisine centrale (viande et poisson inclus français et régional – labels), respect de la saisonnalité, proscription de l’huile de palme et des OGM…

A l’aide de ce nouveau prestataire, la restauration scolaire propose donc au moins 20% de bio parfois plus selon les menus, et un menu végétarien par semaine, en adéquation avec la mesure #07 du Pacte : « Proposer une alimentation biologique, moins carnée, locale et équitable dans la restauration collective. » Le même partenaire est en charge des repas portés à domicile ainsi que de la restauration au foyer Saint-Anges.

Cela représente également un exemple d’avancée concernant la mesure #01 : « Se doter d’une politique ambitieuse d’achats publics responsables », qui encourage la prise en compte progressive des critères sociaux, environnementaux et locaux dans la commande publique (travaux, fournitures, services). Cet aspect sera également davantage investi lors de la prise de poste d’une Responsable de la commande publique, prévue pour mai 2021.

 

Nouvelles plantations, jardins potagers

La Ville réalise actuellement la plantation de 25 arbres fruitiers d’essence locale (parcelle « Benoit-Lison ») tandis qu’une consultation prévoit 30 autres nouvelles plantations, prochainement, dans divers lieux de la ville.

Cinq jardins potagers sont également en projet (dont deux prévus pour 2021) : parmi ces jardins, certains seront proposés aux logements attenants, actuellement en rénovation par la municipalité.

 

Réinsertion

D’autres points du Pacte sont également investis par la Ville. La mesure #27 : « Favoriser l’inclusion des personnes les plus éloignées du monde du travail avec une politique locale de l’emploi tournée vers la transition écologique du territoire à dimension sociale », engage la municipalité à promouvoir la réinsertion. A ce sujet, la Ville fait régulièrement appel à l’EIJAA (Entreprise d’Insertion des Jeunes et Adultes de l’Ain) pour ses travaux de débroussaillage et remise en propreté des bords de chaussée. Par la suite, il serait intéressant d’envisager de tels partenariats plus fréquemment.

 

En conclusion, la Ville s’approprie peu à peu les objectifs qu’elle doit atteindre d’ici 2026. De nouveaux réflexes sont ainsi progressivement intégrés et des projets s’ajouteront à ceux existants sur tout le mandat municipal. Régulièrement, les avancées du dossier seront communiquées à la population.